

La bibliothèque de la place Hoche est, avec le hall d'entrée de Faculté et les amphis, l'un des endroits les plus importants pour la plupart des étudiants de première année. En effet elle constitue tout à la fois le meilleur lieu de travail et un outil indispensable. S'y côtoient HP48 et Codes Civils car elle est commune aux étudiants de la fac de Droit et de celle de Sciences Economiques. C'est une bibliothèque bien fournie, ce qui nécessite un certain repérage.
Puisque la bibliothèque de la fac de droit
n'est pas accessible aux étudiants de première année,
et qu'il n'y existe pas de salle de travail, l'étudiant en première
année a le choix entre rester chez lui et aller à la bibliothèque
place Hoche. Mais le domicile est souvent plein de tentations, et il est
parfois plus facile pour se concentrer d'avoir une ambiance et un plan
de travail valables. Cela permet aussi de bien partager travail et loisirs,
sans que les deux interfèrent.
La bibliothèque a cependant quelques
inconvénients : d'abord, particulièrement en période
d'examens, il y a vraiment BEAUCOUP de monde. Ensuite, il n'y a pas de
système de climatisation ; en revanche il y a de belles grandes
baies vitrées, ce qui en été a tendance à la
transformer en étuve. De plus, elle ferme relativement tôt
(dix-neuf heures), et surtout ouvre à neuf heures, ce qui limite
la matinée de travail à trois heures. C'est bien d'avoir
dix heures d'ouverture continue en semaine, seulement pas question d'y
passer la soirée. Enfin, il faut y aller, et en revenir, ce qui
prend tout de même un minimum de temps. Et sans voiture, parce qu'il
est difficile de se garer aux environs, sauf au parking Hoche, ce qui revient
à cher l'heure de bibliothèque !
On peut préférer travailler ailleurs. Pourtant la bibliothèque
n'est pas seulement un lieu de travail mais aussi un outil.
En apparence il suffit de prendre des notes en cours
et de les apprendre par coeur. Nul besoin de bibliothèque pour cela.
Pourtant il existe quatre arguments pour s'intéresser tout de même
à tous ces livres. D'abord il y a des interrogations en première
année, en TD, sur la codification des recueils de jurisprudence.
On peut se contenter d'apprendre par coeur ce que dit le chargé
de TD, mais il est tout de même mieux de comprendre ce qu'on apprend.
Ensuite, lorsqu'il faut préparer un commentaire d'arrêt, il
peut toujours être utile d'aller voir ce que pense de cet arrêt les différents auteurs. Et puis, apprendre à se
servir de la bibliothèque est un bon investissement pour la seconde
année de DEUG, où le droit administratif notamment est très
gourmand en recherches d'arrêts. Enfin, aller consulter un autre
manuel que celui qu'on utilise d'habitude peut amener à reconsidérer
un plan ou même une argumentation...
Bref, la BU est vraiment l'outil indispensable de l'étudiant qui prend ses études au sérieux...

Se repérer dans cette bibliothèque n'est pas si facile au
premier abord. Il y a quatre salles, appelées A, B, C, et D, cette
dernière étant située à l'étage accessible
par l'escalier à gauche de l'entrée (la porte en bleu en
bas à droite) sur le plan ci-contre. Plus récente que les
autres, les tables sont situées dans des compartiments, ce qui rend
cette salle plus silencieuse que les trois autres. Mais elle contient surtout
des revues économiques, tout comme la salle C.
C'est donc les salles A et B qui sont les plus intéressantes
en première année. La salle A est axée sur le droit
public, tandis que la salle B est consacrée au droit privé.
(Une matérialisation physique de la summa divisio...) Dans
la salle A vous trouverez plutôt des ouvrages traitant du droit constitutionnel
et de l'histoire du droit, tandis que dans la salle B ce sera plutôt
des manuels de droit civil et surtout des arrêts. Notez cependant
qu'une partie des collections de droit privé se trouve dans la salle
A, sur le mur du "haut", à "gauche".
Les recueils de jurisprudence sont classés
par collection, thème, année et tomes, tandis que les autres
livres sont classés par cotes numériques ou alphanumériques.
Ces deux systèmes sont un peu pénibles à apprivoiser.
Parfois les livres ne sont pas présents dans le rayonnage car ils
sont actuellement consultés, empruntés, en cours de traitement
par le personnel de la bibliothèque ou encore mal rangés...
Si vous voulez vous entraîner, vous pouvez
commencer par repérer, en particulier grâce aux affichettes
apposées entre le hall d'entrée et la salle A, la revue Pouvoirs
dans la salle A, et dans les deux salles A et B les collections de JCP,
Recueil Dalloz et Gazette du Palais, pour ne citer que ces revues.
D'autre part, pour chercher des manuels ou tel ou tel ouvrage en particulier,
il y a deux moyens : soit en cherchant dans les fichiers, que l'on peut
trouver au milieu du hall, soit en utilisant un terminal informatique de
recherche, assez simple à utiliser. Notez la possibilité
de faire des tris décroissants par date, très utile pour
chercher uniquement les ouvrages récents. Cette recherche aboutit
lorsqu'on obtient la "cote" de l'ouvrage, autrement dit son code de référencement,
un peu ésotérique. Au bout d'un certain temps on finit par
comprendre l'organisation de l'ensemble.
Certains ouvrages ne sont pas dans les rayonnages,
mais en magasins (grossièrement, en réserve dans les coulisses
labyrinthiques de la bibliothèque). Il faut alors les demander.
Pour cela, il faut aller au bureau figuré par un gros point vert
en haut à droite du plan ci-dessus, avec le nom de l'ouvrage, celui
de l'auteur et la cote exacte. On remplit une fiche que l'on remet aux
bibliothécaires, qui se chargent d'extraire le livre des magasins.
Lorsque la consultation est terminée il faut leur rapporter l'ouvrage,
à moins qu'on désire l'emprunter.
Cet emprunt nécessite la possession de la
carte d'étudiant (délivrée par la Scolarité
en même temps que les certificats de scolarité). S'adresser
au "guichet" d'entrée, qui vous inscrit et colle sur la carte d'étudiant
un autocollant avec code-barres, ce qui permet de traiter rapidement les
emprunts. C'est également à ce "guichet" qu'il faut s'adresser
pour emprunter ou rendre les livres. Certains sont exclus du prêt,
ce qui est d'ordinaire signalé par un coup de tampon quelque part
sur le livre.
On terminera en précisant que les carrés jaunes sur le
plan ci-dessus figurent les photocopieuses ; un distributeur automatique
de cartes (0,50 F l'unité) est disponible à gauche une fois
le guichet d'entrée passé.
Last but not least cette bibliothèque diffuse
un petit livret d'information et a son propre Web...
