La session de septembre

    Les vacances d'été. Rennes est abandonnée de la plupart de ses étudiants. Il se fait un grand silence. L'air est lourd et inerte. La bibliothèque est... tranquille. Et surchauffée. Travailler la session de septembre, c'est pénible et angoissant. Haut les coeurs !!

    Parfois même les meilleurs chutent... C'est pour cela qu'a été instituée la session de septembre, qui permet aux recalés et défaillants en juin de tenter de réparer les dégâts. Aujourd'hui avec le système de capitalisation (c'est-à-dire que les éléments ou les unités d'enseignement acquis le sont définitivement) cette institution gagne de l'importance. C'est même le principal intérêt de la réforme.
    Evidemment il y a un revers à la médaille : personne n'a envie de travailler pendant les vacances d'été. Quand on repasse en septembre il est fort probable que plusieurs éléments ont déjà été capitalisés. Ce qui est ennuyeux c'est qu'en général il faut repasser ce qu'on aime le moins.
    Il est difficile de parler généralement à ce sujet car il y a presque autant de situations que de personnes qui repassent en septembre. Un seul cas est simple : si  vous avez la moyenne compensée des UE1 et UE4 mais pas la moyenne générale, même s'il manque plein d'éléments, foncez ! Vous avez de grandes chances d'avoir votre année car assurer la moyenne aux oraux n'est vraiment pas impossible. Seulement, cette situation est rare. En effet les gros coefficients des UE1 et UE4 font que si leur moyenne compensée est supérieure à 10, alors par effet barycentrique elles entraînent presque toutes les matières à l'oral avec elles.
    Le problème est plus épineux quand ce sont les matières à TD qui font chuter la moyenne. C'est encore pire quand s'ajoutent des matières à l'oral à repasser en sus.
    Cependant lorsqu'on est dans cette situation et que les nuages semblent s'amonceler, il reste toujours un élément positif : le temps. Deux mois (voire trois si vous anticipez l'échec). Deux mois pour revoir, c'est énorme. D'autant que pendant les vacances il n'y a plus de cours, plus de TD. (La session de septembre commence au tout début du mois.)
    Même dans l'hypothèse où il faudrait tout repasser, ce serait mathématiquement possible, en termes de temps. C'était d'ailleurs ce qui se produisait avant la réforme : quand on était collé à l'admissibilité, il fallait tout revoir. Certains y parvenaient !
    D'autre part, quand on repasse en septembre, on a un autre atout : revoir le cours, c'est mieux que de le découvrir comme on a pu le faire pendant les révisions de juin. Certes les matières de janvier sont un peu loin, mais en contrepartie elles ont été un peu digérées. Et lorsqu'on les revoit, on a en arrière-plan l'ensemble de l'année. La plupart du temps les bases sont là, mais il faut affiner.
    Le scénario qu'il faut éviter, c'est se dire qu'on a plein de temps, avancer tout doucement et de manière approfondie, puis finir par paniquer devant les kilos de cours. Parce que quitte à gâcher les vacances, autant que ce soit utile. Il n'y a pas à tortiller, il n'y a que deux solutions : ou bosser sans arrêt, ou planifier un minimum, au feeling ou montre en main.

    Les six règles à suivre, si vous vous retrouvez dans cette malheureuse situation :

Si vous êtes dans cette situation, BON COURAGE !!!
 

         Et puis...Y a-t-il une vie en seconde première année ?

    Le problème de la capitalisation c'est qu'on peut se retrouver comme redoublant avec juste un ou deux éléments à repasser. Il y a un double piège : d'abord par le système, ensuite par le désoeuvrement. Le système de capitalisation a ceci de pervers qu'il peut bloquer quelqu'un dans une situation où il n'a aucun droit à l'erreur. Admettons que vous n'ayez pas la moyenne compensée entre les UE1 et UE4 parce que, mettons en droit civil, vous avez eu 2/20 en juin et 4/20 et septembre, alors qu'il vous aurait fallu 6/20. La situation est tout à fait tenable : 6 c'est très possible. Mais s'il faut 9,5 en civil, c'est déjà moins facile. Le problème c'est que par exemple si votre matière de prédilection est le droit constitutionnel, mais qu'en juin de l'année prédécente vous avez obtenu un petit dix alors que votre niveau vous permettrait d'obtenir 13 ou 14, ces trois ou quatre points qui auraient pu compenser vos difficultés en civil sont à jamais hors de portée car il est impossible de repasser une matière dans laquelle on a réussi à avoir la moyenne. Avoir été médiocre une fois vous empêche à jamais de briller... De plus, n'avoir qu'une matière à repasser peut être sur le plan moral une véritable catastrophe, car on peut vraiment avoir l'impression de perdre son temps. Il faut absolument trouver une occupation accessoire ; sinon être admis en deuxième année signifiera prendre un TGV en marche...
    Pour éviter une trop grande impression de déjà dit l'administration s'efforce de faire alterner professeurs et groupes alphabétiques, de telle manière qu'un redoublant n'ait pas deux fois les mêmes professeurs.