Les préjugés dont il faut se débarrasser...

    En premier lieu, la Faculté de Droit n'est pas un repaire poussiéreux de vieux livres et de fascistes nostalgiques de l'Occupation comme on l'entend trop souvent dire. Un : il y a même des profs de gauche (si, si !!!), et l'ambiance y est plutôt relax (sauf si vous êtes fumeur, ce qui n'est pas mon cas ;-) ). Deux : il y a une page Web, en construction. Bon, elle n'est pas vraiment extraordinaire, mais elle s'améliore. Vous ne trouverez pas un serveur FTP avec les cours à downloader, ni un canal dédié sur IRC, où l'on pourrait trouver la meilleure excuse pour avoir séché un TD, ou se faire envoyer par DCC sa dissert', ça, pas encore... enfin si vous en connaissez, dites-le moi ! Cependant vous pourrez consulter vos résultats depuis le Web...

    En second lieu, autre préjugé très répandu : "la première année, c'est que du par coeur". Non... pas que la première année ;-). En Deug I, il vaut mieux apprendre un minimum : on voit beaucoup de notions que l'on n'a pas forcément le temps d'approfondir en TD. Le par coeur est donc un mal nécessaire, mais qui présente deux avantages : il permet d'apprendre vite, et ensuite il permet à ceux qui n'ont pas une orthographe irréprochable et des qualités littéraires exacerbées de se rattraper aux branches, en prouvant leur bonne volonté. Seulement le par coeur n'est pas la panacée, et il faut aussi faire preuve de cohérence. En effet, les examens en première année ressemblent beaucoup à ce qu'au lycée on appelle "restitution organisée de connaissances" : sans organisation : trois sur vingt ; sans connaissances : zéro sur vingt. Il ne faut donc pas se débarrasser complètement de ce préjugé, mais le nuancer fortement. De toute façon, on ne vous demande pas du mot à mot sur les cinq cents pages du Code civil au programme : un peu comme pour les maths, il faut savoir strictement les axiomes et théorèmes... Cela dépend également des matières.

    Enfin, dernier préjugé : la fac de droit sacque, surtout en première année. Là encore, comme souvent, tout est question d'appréciation. Par rapport à médecine (10 % d'admis), c'est cool, mais là-bas c'est un concours avec numerus clausus. De toute façon les premières années en fac ne sont jamais faciles. Le journal Mercure (interne à la fac) publiait dans son numéro onze des statistiques sur la réussite dans toutes les années en 1996 : à Rennes, en première année le ratio admis/présents était de 37.04 %. (Je n'ai pas de chiffres plus récents).