Cette page est destinée à toutes les
personnes qui voudraient s'orienter vers le Droit, et donc en particulier
aux bacheliers ou lycéens en passe de l'être (à
l'exception des personnes intéressées par la Capacité
en Droit, que je ne connais pas assez pour en parler pertinement. Désolé
! Vous pouvez toujours aller voir le Web
de la Faculté de Rennes, où il est possible de la préparer).
Pourquoi entrer en Faculté ?
Dans beaucoup de branches du système éducatif,
on trouve un système dual : la Faculté forme beaucoup d'étudiants
avec ses moyens, mais les meilleurs des lycéens ont tendance à
s'orienter vers des structures d'excellence, plus petites et plus encadrées
(ceci expliquant d'ailleurs pour une part cela). L'exemple type sont les
sciences.
Pourquoi "faire son Droit" ?
"Faire son Droit", c'est acquérir une culture
juridique, mais aussi politique, historique, économique... Celui
qui commence des études de Droit ne terminera pas donc forcément
juriste, au sens étroit du terme : il pourra aussi être gestionnaire,
politicien, administrateur, voire journaliste ou même cadre d'entreprise...
La difficulté de l'orientation:
S'orienter est essentiel, pourtant dans bien des
cas le bachelier ne le fait pas. Il se contente de suivre le flux, d'obtempérer
aux "conseils" de ses parents, de son milieu, ou bien se lance sur un coup
de tête bien souvent inconsidéré. Ces comportements
un peu irrationnels procèdent à la fois de l'immaturité
(normale, et peut-être même souhaitable ?) et de la difficulté
de l'orientation, due à deux grands obstacles qu'il est bien plus
facile de contourner que de surmonter...
Pragmatiquement, comment s'orienter ?
C'est là une question difficile à
laquelle je ne suis sans doute pas la mieux qualifiée pour répondre.
Quelques petits conseils toutefois.
Quelques impressions plus personnelles :
Quand
on commence des études de Droit, on "en prend" au moins pour deux
ans. Avez-vous vraiment envie de passer deux ans à apprendre des
cours, lire, lire, lire, écrire des dissertations, des commentaires
d'arrêt, vous "prendre la tête" sur ce qui peut apparaître
comme des points de détail ?
Inscriptions:
Je profite de cette rubrique pour redire que JE
NE PEUX DONNER AUCUN RENSEIGNEMENT SUR LES INSCRIPTIONS EN FACULTE !! (parce
que je ne suis ni habilitée, ni compétente, ni matériellement
capable).
Comment occuper ses vacances de façon studieuse ?
D'abord,
naviguer sur ce site ! ;-)
Conseils
de lecture:
N'ayant pas lu ces deux titres je les donne sans
garantie. Ce seraient des ouvrages "récréatifs" qui permettent
(sauf si je me trompe sur les références, citées de
mémoire, puis reconstituées après coup !) un regard
sur des institutions où le droit est omniprésent...
Conseils
d'achat:
Vous voulez éviter la cohue de la rentrée,
et vous voudriez faire dès maintenant vos achats ? Pour les livres,
ce n'est PAS une bonne idée. Le mieux c'est d'attendre d'être
en Faculté pour acheter les manuels et les Codes. En effet, il est
très utile d'avoir la version la plus récente de la jurisprudence.
Donc, attendez plutôt les recommandations de vos professeurs...
Sur le plan pratique:
Je ne vais pas non plus dire s'il faut des feuilles
à grands ou petits carreaux !
Conseils
de travail:
Vous êtes hyper déterminé(e),
et vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, et
vous avez décidé de commencer à travailler pendant
les vacances. Plutôt que de découvrir une matière délicate
seul dans votre coin, je vous conseille plutôt de consolider vos
bases.
La rentrée:
Réunion
de rentrée:
Une sorte de pré-rentrée est organisée
pour les première année. Il s'agit d'une réunion très
importante, car on vous explique comment le système fonctionne,
et on vous y donne plein d'indications très utiles, comme par exemple
le groupe auquel vous appartenez, la date de début des cours, le
taux de réussite de l'année précédente, etc.
C'est aussi l'occasion de découvrir l'ampleur de votre promotion
!
Distribution
des emplois du temps:
Comme toujours, c'est une cérémonie
importante. Mais ne prenez pas votre emploi du temps pour argent comptant,
car bien des fois il se révèle faux ou impraticable. Ensuite
vous constatez avec joie que presque tous vos après-midi sont libres...
N'oubliez pas à ce moment qu'il faudra rajouter quatre TD. Je vous
laisse deviner où il y a de grandes chances qu'ils aillent se positionner...
';-p
Les cours et TD:
Effectifs:
Ils peuvent impressionner, mais la Faculté
sait gérer sans trop de problèmes le nombre. En TD le nombre
d'élèves est en général tout à fait
raisonnable. Et, curieusement, malgré la foule, il reste très
possible d'aller poser une question aux professeurs... Cette masse devient
très vite banale, d'autant qu'elle a tendance à fondre en
cours d'année. En première année je n'ai pas souvenir
d'avoir eu des problèmes pour trouver une place où que ce
soit...
Cours
en amphis, prise de notes : dédramatisez !
Le fait de devoir prendre des notes en amphithéatre
a de quoi inquiéter. Pourtant il n'y a rien d'insurmontable, car
la plupart du temps les professeurs dictent (vite) le cours, mais notent
au tableau les mots ou locutions posant problème. Ils sont très
audibles grâce au système de micro/ampli/haut-parleur.
Les TD:
On y apprend à appliquer le contenu des cours.
Si vous avez des facilités en dissertation, en commentaire de texte,
après une première adaptation aux méthodes particulières
du droit (plan en deux parties, symétrie, équilibre...) vous
devrez vite trouver une vitesse de croisière honorable. Faites
confiance à votre enseignement secondaire ! Il y a un pas à
franchir mais si vous aviez un bon niveau au lycée, il n'y a pas
de raison qu'en travaillant il ne se maintienne pas...
Différence entre "matière à l'écrit" (ou
"à TD") et "matières à l'oral":
Il existe en gros deux types de matières
: les matières dans le cadre desquelles des TD sont organisés
: le droit civil, le droit constitutionnel, l'histoire des institutions
; et les autres (pour une information plus complète).
Notez que les premières sont coefficient 2, et que si leur moyenne
compensée est inférieure à 10, même si la moyenne
générale est supérieure à 10, vous n'aurez
pas votre année. Inversement, si vous y obtenez de bonnes notes,
assorties de leur coefficent, elles peuvent annuler les mauvais résultats
dans d'autres matières. En plus ce sont de loin les plus pénibles
à repasser en septembre.
Les vacances:
L'année commence en octobre, alors n'espérez
pas avoir de vacances à la Toussaint. Donc vos premières
vacances sont les deux semaines de Noël. Déjà celles-ci
ne sont pas par nature les plus reposantes qui soient, mais en plus, devinez
ce qui vous attend en rentrant ? Non ? Pas une petite idée ? Allez,
je vous le dis : les examens !!! Donc vous avez un programme très
reposant de tout trouvé entre le sapin de Noël et le gui du
Nouvel An ! Ces épreuves passées, le premier semestre est
terminé. C'est donc très compact : quand je vous dis de profiter
de vos vacances d'été !! Puis une belle semaine en février,
(détendue : vous attendez vos résultats !) et encore deux
semaines courant avril (celles-ci sont à peu près bien placées
à mon goût : on peut travailler et se détendre aussi).
Mai : les exams. Juin : les résultats. Là, trois-quatre mois
de vacances !!!! Sauf... si vous repassez en septembre, la deuxième
session, dont les résultats enchaînent sur la rentrée.
Je vous l'avais pourtant dit, de profiter des grandes vacances post-baccalauréat!
S'intégrer et intégrer le système fac:
Dans une classe de lycée, le nombre réduit
et surtout le fait que la classe n'est pas trop divisée en groupes
comme à la fac, font que les amitiés se créent en
quelque sorte toutes seules. En Faculté le grand nombre et l'éclatement
des promotions empêchent ce phénomène. Pourtant, il
est presque indispensable d'avoir des camarades, ne serait-ce que pour
compléter un cours dont un fragment manquerait. Vous avez peut-être
déjà des amis qui comme vous entrent en fac de droit. Seulement
en première année la promotion est divisée en trois
groupes assez hermétiques...
Les examens:
Il faut savoir qu'en cours on prend des notes presque
sans arrêt, et que donc à la fin cela représente une
quantité de papier à trier et de connaissances à assimiler
assez considérable. Aussi il vaut mieux éviter de se laisser
noyer en cours d'année. D'autre part, lorsqu'on a 90 pages recto
verso à apprendre, il est bon de les "survoler" d'abord pour avoir
une vue d'ensemble, et prendre la mesure du travail à fournir. Ensuite,
chacune de ces pages n'a pas forcément à être étudiée
avec la même acuité. En particulier ce qui est vu à
la fois en cours et en TD vaut souvent un coup d'oeil approfondi (encore
que ce genre de calcul ne doit pas aboutir à des impasses, au risque
de graves déconvenues à l'examen). De plus, certains profs
insistent parfois lourdement sur tel ou tel point : il faut s'en rendre
compte car approfondir cette section du cours peut être très
payant !

Le Droit échappe à cette tendance
: autrement dit, personne ne peut prétendre enseigner mieux le Droit
qu'une Faculté de Droit. Voilà qui devrait convaincre les
plus mordus de compétition, qui voudraient se lancer dans les études
juridiques, de choisir d'entrer en Faculté.
D'autre part, étudier en Faculté implique
s'engager dans un cursus d'inspiration humaniste, se démarquant
de la spécialisation à outrance, entrer dans un monde de
culture, d'étude, un lieu de bouillonnement intellectuel, artistique
et social permanent ; bien plus, donc, qu'un vague fast-food de
la connaissance... (en théorie).
Cette réputation d'universalité ne doit pas être mal
interprétée. D'abord il existe un certain nombre d'autres
voies qui ouvrent autant de débouchés, voire plus : notamment
les classes préparatoires, qu'elles soient scientifiques ou littéraires.
Ensuite, il ne faudrait pas attendre des études de Droit plus qu'elles
ne peuvent offrir. C'est-à-dire qu'il ne faut surtout pas choisir
le Droit parce qu'on ne saurait pas quoi faire autrement, ce qui paraît
pourtant être l'une des principales raisons qui amènent les
bacheliers aux études juridiques.
En effet, premièrement, ces questions d'orientation
ne pourront être éludées indéfiniment, et il
faudra bien un jour y répondre, alors autant prendre dès
le départ une orientation réfléchie et raisonnée
! Secondement, les études de Droit, l'ambiance générale,
le système un peu anonyme, peuvent déplaire... En ce cas,
le risque est grand d'abandonner et de perdre un an.
Ajoutons qu'à la perte de cette année
s'ajoute celle de l'opportunité d'entrer dans l'une de ces voies
qui ne sont en pratique accessibles que comme bachelier frais émoulu
: certains DUT ou BTS, les classes prépas, autrement dit tous les
systèmes basés sur une sélection. Enfin, ça
ne fait pas très propre sur un CV. Et je ne parle pas de la douloureuse
remise en question, de la perte de confiance, parfois même du traumatisme
d'un rêve qui s'écroule...
Premier obstacle : l'information sur les formations,
leurs débouchés, leur contenu, le taux de chômage actuel
et prévisible à la sortie, les qualités nécessaires
pour les accomplir, etc., ne sont pas si facilement disponibles.
Deuxième obstacle : que choisir ? Même
en admettant que l'on ait devant soi le parfait traité de l'orientation,
comment se déterminer ? La difficulté est inhérente
à la nature du choix, que l'on pourrait aussi exprimer ainsi : quelles
sont vos aptitudes, vos faiblesses, privilégiez-vous la reconnaissance
sociale, l'intérêt du travail, l'indépendance, la vie
de votre -future- famille, qu'êtes-vous prêt à sacrifier... enfin,
des questions très personnelles dont les réponses sont déterminantes
pour l'avenir.
Le but de cette page n'est pas d'aider à
résoudre ces questions. D'ailleurs je doute qu'une page Web puisse
valablement le faire... Le seul conseil qui s'impose est de faire effectivement
ces choix, si on désire avoir ne serait-ce qu'une part d'influence
dans sa destinée...
(Rassurez-vous, cette petite disgression pseudo-philosophique ;-) se
termine ici.)
Tout d'abord, s'orienter vous coûtera d'abord
du temps, pris, à réfléchir ou à vous renseigner,
sur vos révisions du baccalauréat. Mais, j'espère
vous l'avoir fait comprendre précédemment, cela en vaut la
peine. Il faut tout à la fois faire un bilan de ses compétences,
de ses aspirations, et des voies possibles. Pour cela :
Même
si vous avez un a priori négatif, allez voir votre
CIO,
ainsi que le SUIO.
Allez fouiner dans les revues de l'ONISEP...
Parlez-en
à vos professeurs, ou d'ailleurs à tout membre du corps enseignant.
Ce dernier est sans doute le mieux renseigné sur le sujet. Notez
que vos professeurs ont l'avantage, en général, de connaître
à peu près votre niveau et vos capacités.
Si vous
connaissez des professionnels du droit, des personnes qui ont suivi (ou
suivent) des études de droit, questionnez-les (sur leurs impressions,
souvenirs, mais aussi sur les débouchés, et si elles vous
connaissent bien, demandez-leur si elles vous voient dans la peau d'un
juriste...)
En désespoir
de cause, si vous habitez sur Rennes, vous pouvez toujours passer devant
la fac, et interroger quelques étudiants...
Interrogez-vous
! Aimeriez-vous aller sur le terrain ? Préfèreriez-vous rester
dans la quiétude d'un bureau ? Avez-vous la fibre d'un cadre, d'un
leader ? ...
En règle
générale, plus vous aurez d'avis, mieux ce sera...
Pourquoi
ne pas assister à une session d'Assises ou à une audience
du Tribunal Correctionnel ?
Beaucoup
d'étudiants arrivent avec l'idée d'entrer dans la police
ou dans le système judiciaire répressif. Êtes-vous
prêts à vous battre, à éventuellement vous faire
blesser gravement, voire vous faire tuer, pour hélas parfois des
peccadilles ? Avez-vous vraiment envie de vous ballader avec une arme,
ou encore d'être confronté à la misère, à
la déchéance, qui forment le tout-venant du quotidien de
bien des agents judiciaires ? N'êtes-vous pas peut-être un
peu trop fragile psychologiquement pour ce genre de métiers ? Ceci
dit, ils sont très intéressants, mais il faut aussi se débarrasser
de la vision procurée par les téléfilms...
Enfin,
il y a deux qualités qui sont selon moi indispensables pour faire
des études de Droit : un français décent et la capacité
(c'est-à-dire l'entraînement) d'apprendre par coeur beaucoup
et vite...
Une
autre formation qui se rapproche, sur certains aspects, de celle dispensée
à la Faculté de Droit comblera peut-être plus vos aspirations
: l'Institut d'Etudes
Politiques de Rennes (IEP), .
Quoiqu'il en soit, ne vous lancez pas dans le Droit si vous avez envie de sauver ou de changer le monde, si
vous pensez faire comme dans les feuilletons télévisés, ou dumoins pas si vous n'êtes pas prêt à beaucoup de travail! Il faut bien être conscient
que le Droit est une matière très complexe, très technique surtout, et très rigoureuse, et que l'aperçu que l'on peut en avoir dans la vie courante
est très loin de la réalité! L'une des phrases les plus courantes que l'on entend en première année, c'est: "Je ne pensais vraiment pas que le Droit
c'était çà...!" Eloquent non!
Voyez avec la Faculté, ou plus exactement avec le service de
la Scolarité. Votre lycée
peut aussi sans doute vous renseigner... Il faut s'y prendre très
tôt dans l'année pour ne pas avoir de surprise. C'est assez
pénible, et aussi quelque peu coûteux (c'est tout ce dont
je me souviens !).
Meurtres au Conseil d'Etat,
de Jean Lebon, aux éditions Calmann-Lévy, 1990.
Meurtres à la Préfecture,
de Claude de Beauveau, aux éditions Calmann-Lévy,
1989.
Cependant :
Vous pouvez acheter Le
Monde de temps en temps pour vous habituer à sa lecture
(qui est beaucoup plus simple qu'on ne le dit). Notez que je connais bien
des gens qui sont arrivés en licence sans jamais ouvrir ce journal,
ni aucun de ce type... mais ça peut toujours être utile...
Vous pouvez, sauf s'il y a une révision constitutionnelle
en cours (cf. Le Monde), vous acheter une Constitution
française du 4 octobre 1958. Il y en a à la Documentation
Française, très bien faites, et pas chères. Vous pouvez
aussi la lire, voire l'apprendre par coeur, si vous voulez... même
si finalement vous ne faites pas de Droit.
Un lexique des termes juridiques vous sera presque
indispensable dès la première année et durant toutes vos études de Droit. Le meilleur pour les premières années est
le lexique Termes juridiques de Raymond Guillien et Jean
Vincent, aux éditions Dalloz.
Mais il y en a d'autres très bien, dont celui, très connu et le meilleur d'ailleurs, de Cornu, sorti enfin en poche il y a peu (avant, il s'agissait
d'un énorme bouquin à environ 500 francs...). Par contre, s'il est beaucoup plus complet, il est bien moins accessible pour les étudiants
qui débutent en Droit. A réserver aux étudiants à partir de la Licence ou de la Maîtrise.
Ce qu'il faut savoir c'est que les années
précédentes il était inutile d'acheter un agenda car
il en est distribué un gratuitement et qui est vraiment très bien..
Quant à l'orgnisation de vos cours, documents...etc, gardez vos méthodes de lycée si elles étaient efficaces!
Ou si vous n'en aviez pas, les seuls conseils à donner seraient d'utiliser des feuilles volantes, et de diviser vos cours en chapitres. En effet,
les matières qui se déroulent
sur l'année finissent par devenir très lourdes à porter
et très encombrantes! Une autre des caractéristiques des études de Droit là encore, est le volume papier des cours! Personnellement, en
première année, j'ai rempli 5 gros classeurs en entier, et en deuxième année, c'était 7!
En français : orthographe, grammaire, conjugaison,
syntaxe, niveau de langage...
En histoire / instruction civique : revoir les dates
de "règne" des rois de France, des différents régimes,
des Présidents de la République, des Présidents du
Conseil, des Premiers ministres. Je vous conseille d'insister particulièrement
sur la période révolutionnaire, les IIIème,
IVème, et Vème Républiques.
Revoir aussi tous les événements sur ces périodes.
Si vous avez eu des cours sur les institutions modernes ou anciennes de
la France, vous pouvez tout réviser.
Si vous avez des cours d'économie, vous pouvez
aussi y rejeter un oeil.
Ca fait déjà pas mal, non ? Sachez
qu'en français et en histoire vous ne gâcherez pas votre temps,
car les fautes d'orthographe et les anachronismes sont très mal
vus dans toutes les matières.
Reposez-vous
!
Ce n'est pas une mauvaise idée de travailler
pendant ses vacances, mais ce n'est pas forcément la meilleure des
solutions. L'année qui vous attend est assez éprouvante,
alors profitez au maximum de ces vacances. De plus, si vous repassez en
septembre, vous risquez de ne pas avoir de "vraies" vacances avant longtemps,
ce qui peut devenir franchement usant. Vous pouvez aussi échouer
et vous réorienter : il n'est pas dit que vos prochaines vacances
soient très relax... Alors, profitez de ces vacances à fond
!!!
J'ai
dit que vous apparteniez à un groupe : il faut savoir qu'une promotion
de DEUG I est divisée en 3 groupes alphabétiques, du type
A à F, F à L, L à Z, les limites pouvant varier selon
les années. Alors évitez d'aller aux mauvais cours ;-) Vérifiez
toujours que les informations qu'on vous donne concernent effectivement
votre groupe.
Plus
tard dans l'année, des listes seront affichées affectant
les étudiants dans des groupes de TD (différents des précédents
car plus petits). Si vous voulez en changer ce n'est pas facile : il vous
faut une raison particulièrement importante (c'est-à-dire
pas du style "sinon je peux pas avoir mon train"). Et même lorsque
cette raison est valable (par exemple vous travaillez), il n'est pas dit
que vous obteniez satisfaction, en raison des rigidités inhérentes
à la gestion des groupes. Il est toléré d'échanger
de groupe de TD avec quelqu'un (enfin... ce n'est pas une règle
écrite), mais comme pour toute opération concernant les changements
de groupe il faut en avertir la Scolarité
(et il ne faut pas changer de groupe alphabétique !) D'autre part,
notez bien les noms de vos chargés de TD : cela s'avère utile
en cours d'année. Car entre les deux semestres il y a un nouveau
changement d'emploi du temps, pour les nouvelles matières et aussi
parfois pour les TD.
Cependant il peut être très utile d'utiliser
des abréviations. Celles-ci doivent porter sur des mots ou groupes
de mots suffisamment longs pour être vraiment utiles. Ces mots doivent
également être usuels, sinon il devient impossible se se souvenir
du sens des abréviations. Si vous ne respectez pas ces deux règles
vous risquez d'avoir un cours concis... mais illisible ! D'autre part,
pour être efficace l'abréviation doit être radicale.
Par exemple il n'est pas vraiment utile de remplacer "législateur"
par "lgislateur". Enfin, il existe des abréviations normalisées
qu'il vaut mieux conserver (en particulier pour les références
jurisprudentielles, pour les noms des juridictions...) Celles-ci vous seront
enseignées dans le cadre des TD. Voici quelques exemples de mots
fréquents en première année que je vous recommande
d'abréger :
...cette liste est loin d'être exhaustive...
Bon, je sais que ce n'est pas une façon de
considérer les choses, mais vous comprenez que ces matières
ont une importance stratégique cruciale et que vous pouvez beaucoup
y sacrifier. Un juriste doit savoir être pragmatique, après
tout...
NB : ne vous laissez pas impressionner par
le terme "oral". La plupart des oraux sont en fait des "oraux par écrit"
(en raison du trop grand nombre d'étudiants). Mais si vous avez
une occasion de passer un vrai oral, saisissez-la au vol ! Non pas que
cela soit plus facile, mais parce que cela vous fait un entraînement
à l'oral. Et il y a finalement peu d'occasions de le faire, donc
n'hésitez pas... (Ah oui... la plupart des concours administratifs
comportent une épreuve d'admission orale ; et les entreprises recrutent
"sur entretien" ; et puis vous n'allez pas rester timide toute votre vie
:-) !).
Si vous vous retrouvez tout seul, à vous
de faire "l'effort" d'aller vers celles ou ceux qui deviendront vos camarades...
Dans les groupes de TD se reconstitue souvent une sorte d'atmosphère
de classe, peut-être plus propice pour connaître les gens.
Ce genre de recommandation peut sembler un peu incongrue, mais je suis
certaine que la solitude du nouvel étudiant n'est pas la dernière
cause d'échec en première année... Enfin il faut savoir
que le groupe alphabétiquement au milieu (G-L ou F-L) se trouve
en deuxième année fragmenté en deux (puisque la nouvelle
répartion est AK-LZ). Donc en passant en deuxième année
vous risquez si vous faites partie de ce groupe de ne pas retrouver vos
camarades de l'année précédente (sans compter ceux
qui restent en première année)...
Mais la difficulté essentielle en première
année ne réside pas principalement dans la solitude. Selon
moi, elle ne réside pas non plus dans une quantité de travail
à fournir insurmontable, ni dans la difficulté de la matière.
En première année tout du moins, on ne demande pas des raisonnements
particulièrement ingénieux, et la masse de travail, comparativement
au lycée, n'augmente pas vraiment dans des proportions drastiques.
Autrement dit, ce qui est exigé pour passer en deuxième année,
est loin d'être inaccessible...
Au-delà des inévitables erreurs d'appréciation
des correcteurs et jurys, où donc alors réside l'explication
du taux d'échec conséquent en première année
? A part les cas des gens qui abandonnent ou qui manifestement n'avaient
pas du tout les capacités requises pour effectuer des études
supérieures, la plupart des échecs s'explique simplement
par... un travail insuffisant, ou souvent mal organisé. Quelles
en sont les causes ?
Beaucoup d'étudiants ne travaillent pas de
façon suffisante, c'est-à-dire qu'ils passent moins de temps
à travailler en première année qu'en Terminale. Pourquoi
? Le système lycéen, par ses effectifs réduits et
son encadrement disposant d'une certaine autorité, constitue une
première béquille (par les effets combinés de l'influence
morale des professeurs, de l'émulation latente, de la pression de
groupe, et de la contrainte permanente des fréquents contrôles).
Une seconde béquille est constituée par la pression familiale,
qui contribue souvent à instaurer un devoir moral de travailler,
quand elle n'oblige pas purement et simplement à ce travail. Or
en Faculté dans la plupart des cas les deux béquilles sont
cassées : le système est plutôt anonyme, personne ne
vous oblige à travailler, l'encadrement est beaucoup plus réduit,
le suivi parfois inexistant avant l'examen (matières à l'oral),
et de plus pour beaucoup l'entrée en fac est aussi l'apparition
de l'"autonomie", avec un appartement personnel et la disparition de la
surveillance familiale. Ce dernier point peut faire perdre pas mal de temps,
entre le ménage, la lessive, la cuisine, les courses, les transports,
d'un côté, et de l'autre la perpétuelle tentation de
sortir... Pour jouer avec les métaphores, on peut dire qu'il est
très bien de se passer de béquilles, mais pas si c'est pour
ramper...
D'autre part, le travail est souvent mal organisé.
L'objet de ce site n'est pas de rentrer dans des conseils de méthode.
Je me contenterai de vous renvoyer à tous les conseils qui vous
ont déjà été prodigués maintes fois
par vos chers professeurs de lycée :-) ! Un mot tout de même
du travail en groupe : il peut être la meilleure et la pire des choses.
S'il consiste à créer une bonne atmosphère de travail
et à profiter mutuellement d'explications, c'est très positif.
Mais cette situation n'est pas si fréquente... car si travailler
en groupe est plus rentable que de travailler seul, c'est aussi plus difficile!
Je n'irai pas donner des conseils pour combattre
les causes d'un mauvais travail, car chacun a ses propres méthodes.
Il faut simplement prendre la mesure des problèmes, et savoir se
motiver (ce qui implique d'avoir réellement envie de faire du droit).
Surtout, mieux vaut éviter de se poser des questions sur son orientation
en cours d'année : ce genre de questions doit plutôt être
examiné avant l'année, ou après les examens. Si vous
avez des doutes (cela arrive souvent avant ou pendant la période
d'examens), je vous conseille (quand même !), plutôt que de
bâtir des plans incertains, de serrer les dents, baisser la tête
sur votre Code Civil, et de vous donner à fond jusqu'à la
fin du dernier examen : ça n'est jamais négatif d'avoir réussi
une première année de Droit ! Et quant à l'échec,
il n'est consommé que lors de la publication des résultats!
Pratiquement, les dates des examens sont annoncées
plus ou moins à l'avance, alors mieux vaut examiner avec attention
les panneaux d'affichage à cette période.
Si vous arrivez trop tard à l'examen, vous ne pourrez entrer dans
la salle, ce qui est évidemment très préjudiciable.
Vous devrez repasser en septembre. Pour entrer dans la salle, il faut impérativement
sa carte d'étudiant (je ne sais pas si des papiers d'identité
peuvent faire l'affaire). Une fois dans la salle (de préférence
avec vos affaires, Code, stylo, effaceur, encre, etc.) on demande
de laisser les sacoches dans un coin pour ne garder que le matériel
indispensable. Les copies sont généralement fournies. Il
y a un en-tête à remplir. Surtout, numérotez vos copies,
et rendez-les toutes.... Cela ressemble beaucoup à l'examen du baccalauréat.
La plupart du temps les copies sont anonymées,
et dans les matières à TD au moins il y a double correction.
Les résultats sont publiés à
la fois sur les vitres du hall extérieur de la Faculté (de
telle manière qu'ils sont visibles même si la Faculté
est fermée) et sur le Web.
Puis vous pouvez consulter vos copies, mais les modalités sont variables.
En général, ce n'est possible que très peu de temps
(quelques jours) : il vaut mieux guetter les panneaux
d'affichage après les examens... Au-delà de la vérification
du décompte des points, la consultation des copies, en particulier
lorsqu'elles sont mauvaises, peut-être très utile pour corriger
les erreurs lors de la session suivante. Même si les commentaires
sont assassins, ne vous laissez pas impressionner, et cherchez surtout
à tirer le maximum de profit des critiques (ceci est surtout valable
pour les matières à TD).
